Estonie Travel Guide
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Régions
L'Estonie est fameuse pour ses îles, très bien conservées, aussi bien du point de vue écologique que culturel. Ceci est du à leur caractère retiré, qui les a préservé du communisme :
- Saaremaa, la plus intéressante est aussi la plus grande. On y trouvera un château excellement conservé dans sa capitale, au sud. L'île vaut surtout pour son caractère sauvage, de bord de mer. Attention toutefois au climat, il pleut très souvent. L'île est bien desservie par les ferries ou un pont la reliant au continent.
- Haapsalu (où il faut voir son château épiscopal, et profiter du camping gratuit dans la forêt), prendre le ferry pour Hiiurmaa, descendre au sud et reprendre le bâteau pour Saaremaa, en revenant par le pont à Pärnu (station balnéaire). Pour les férus de cyclo-tourisme, toutes ces routes sont goudronnées.
Attention : aucun ferry sur les îles ne dessert la lettonie, pourtant toute proche.
Enfin, la côte nord estonienne, entre Muuga et Kunda, possède un riche parc naturel.
Villes
- Tallinn, la capitale
Tallinn est une ville magnifique où se mêlent les maisons en bois et en pierres, les assortiments de couleurs sur les murs extérieurs sont savamment choisis, on se repère dans la vieille ville grace aux différents clochers des églises luthériennes et orthodoxes. Ormis la ville en elle même, il n'y a encore trop rien à visiter. Le palais présidentiel est vide, mais une navrante reproduction de la Jaconde parfaitement mise en évidence, vous permettra de rire aux éclats.
Le centre ville de Tallinn a été complètement restauré, ville médièvale classée au patrmoine mondial de l'Unesco depuis 1997, elle n'a pu être investie par les grandes enseignes et vous n'y trouverez que des cafés, restaurants et autres échoppes de souvenirs. En été, la place de l'hôtel de ville (Raekoja Plats), centre de la vieille ville, est le lieu d'attraction touristiques diverses. Commerçants en costumes médiévaux, acrobates et petites pièces de théâtre attirent des centaines de visiteurs, venus des autres états baltes, de l'arrière-pays, et de Finlande. Un marché médiéval, divers artisans viennent donner des airs de voyage dans le temps malheureusement un peu trop mercantile.
En bas, tout autour du centre, vous y verrez une alternance de superbes constructions contemporaines et de quartiers en attente de restauration, les quartiers russes près du port de commerce semblent sortis tout droit d'un western. Vous pourrez également y voir les séquelles du mur qui interdisait l'accès au port pour les estoniens sous l'URSS, ainsi que le monument soviètique construit pour les Jeux Olympiques de 1980 à Moscou dont les épreuves de voile se passaient à Pirita, avec accès interdit aux estoniens ne pratiquant pas la voile.
C'est une ville étudiante, fort agréable. Un grand parc, des rues piétonnes et un grand centre commercial en font une visite d'une journée très plaisante. Pour manger: le restaurant universitaire offre un buffet à prix très modique ouvert toute la journée.
Cette ville, Troisième plus grande d'Estonie compte 67 000 habitants. Située à l'est de de l'Estonie à la frontière russe, sa population est à dominante estonienne-russophone. Si le centre de la ville ne possède pas d'attrait particulier, il est cependant intéressant d'aller visiter son château.
Quatrième ville d'Estonie (51 000 habitants) sur la côte ouest, cette ville est connue pour ses complexes de balnéothérapie et centres de Spa. Très prisée des touristes nordiques et baltes, elle est très active l'été où la fréquentation de ses plages pourraient rappeler la côte d'azur. Son centre historique, si il est moins important que celui de Tallinn ou de Tartu est tout de même intéressant à visiter et présente une architecture très différente de celle de ces grandes villes du nord de l'Estonie.
Autres destinations
Le lac Peipsi (ou Peïpous ou Chudskoe en russe), à la frontière est avec la Russie, est le 4ème plus grand lac d'Europe. Il est praticable à la baignade, et offre de magnifiques plages de dunes sur son côté nord. Le reste du lac est un marécage, peu accueillant. Le tourisme du nord du lac est relativement développé, avec notamment des campings gratuits, très bien entretenus, et donnant sur la plage. On peut accéder à cette région depuis Tartu ou Kohtla-Järve. Attention: les abords du lacs sont infestés de moustiques. En été, de nombreux Estoniens investissent les campings des abords du lac le week-end.
Aussi, il est intéressant de se renseigner afin de participer à des séjours de trekking organisés en haute saison dans les parcs naturels du pays.
Comprendre
Arriver
En avion
- Depuis Paris CDG avec Estonian air. Attention, la compagnie stoppe les vols de fin octobre à fin mars.
- Depuis Londres STD avec Easyjet via Londres STD.
- Depuis Paris ORLY avec Easyjet via Berlin Schoenefeld
En bateau
Une bonne dizaine de compagnies assurent la liaison de Tallinn à la Finlande. Il en existe à tous les prix (de 10 à 60 euros, selon les compagnies, les classes et les horaires).
En train
Il est plutôt déconseillé de se rendre en Estonie par voie ferroviaire, ces voies étant en très mauvais état. Les arrêts inopinés et retards sont très fréquents de part les ruptures de caténaires ou emcombrements forestiers sur les voies. De plus, les liaisons sont très peu fréquentes (en lien avec ces problèmes).
En voiture
La voiture reste un moyen très économique de voyager. la compagnie Tulika rent propose des tarifs allant de 38 à 50 euros par jours pour voyager de Riga à Tallinn, sans frais de dépôt du véhicule dans l'autre pays. cependant, si les règles de conduites devraient être harmonisées avec l'Union Européenne, le fait de conduire en Estonie peut devenir très stressant et dangereux pour un automibiliste respectueux des règles et us français sur les routes.
En Bus
Le bus reste un des meilleurs moyens de voyager vers et en Estonie, notamment avec la compagnie de bus Eurolines. Peu onéreux , ce moyen vous garantit d'arriver au centre des villes sans avoir à chercher de parking et sans la fatigue du trajet. L'Union Européenne subventionne actuellement la réfection des voies et accès principaux des pays baltes, ce qui peut créer des bouchons aux frontières mais assure un voyage sans cahots.
Circuler
En train
Comme dans les autres pays baltes, le réseau ferroviaire est peu utilisé. Il est pratiquement réservé au fret. Attention donc aux cartes. Les lignes représentées sont parfois inutilisables pour les passagers. Prudence de même aux frontières, que les trains ne traversent pas. Souvent, un ou deux trains seulement circulent par jour, et à des heures peu praticables.
Les habitants leur préfèrent le bus, très développé. Cependant le train n'est pas cher.
En voiture
Comparativement à ses voisines baltes, l'Estonie à un réseau routier qui se prête bien au cyclo-tourisme. Les routes secondaires sont ainsi presque toutes goudronnées, tant qu'on ne rentre pas dans les régions reculées. Etudiez la carte attentivement, et attention aux cartes occidentales, notamment IGN, qui n'ont pas toujours les informations de revêtement.
- côté pneu, l'emploi de pneus semi-slicks (ou ville) est adapté. Il permet en plus de circuler dans les pays voisins sans trop de problèmes.
- attention aux pièces de rechanges. En effet peu de villes sont pourvues de magasins de vélos. Il faut parfois faire une cinquantaine de kilomètres.
En bus
Peu onéreux et nombreux, les bus permettent de se rendre facilement d'une ville à l'autre. La carte d'étudiant internationale permet d'obtenir des réductions, de 10 à 15% selon les compagnies.
Parler
Parler l'estonien n'est pas chose aisée, cette langue ne ressemble à rien de ce que nous puissions connaître, cependant les Estoniens parlent parfaitement anglais. Environ 40% des Estoniens sont d'origine russe, et ne parlent que peu ou pas l'Estonien.
Acheter
Les effets en laine et en lin, vodka et bière (plébiscités par les voisins Finlandais). Les rues de Tallinn regorgent de bouibouis touristiques, vendant à prix d'or des marchandises importées. à signaler: la liqueur "Vanna Tallinn", à base d'agrumes et très forte.
Manger
Pas d'heures de repas, "on mange quand on a faim" il est possible que ce soit un des effets secondaire de "on mange quand il y a, à manger".... En hiver par -25°, de délicieuses soupes à base de saumon et de crême fraîche, qui ne sont manifestement en rien de la nourriture typiquement estonienne. À Tallinn je déconseillerais vivement le grand restaurant médieval à la mode assez cher où l'on ne peut y distinguer l'élan de l'ours, ni le lièvre du sanglier. Mais par contre une petite soupe au coin du feu au Yacht Club de Pirita, ou à l'Hell Hunt (bar pub considéré comme étant le premier ouvert après l'indépendance). Sinon les petites gargotes russes avec leurs petites soupes et les tartines de poisson.
Boire / Sortir
Boire étant un sport national, la boisson alcoolisée est de fait nettement moins coûteuse qu'en France, il est par contre vivement recommandé de rentrer en taxi, les autorités ne font pas de cadeaux. La plupart des alcools disponibles dans les supérettes du pays sont des "Ciders" (cidres) finlandais. Aromatisés à l'ananas, au pamplemousse, à la fraise, et même à... la pomme! Leur prix très modique (entre 10 et 15 couronnes - soit de 0,7 à 1€ - pour une canette de 50 cL) en font une boisson les plus couramment vues à la main des Estoniens. Les Finlandais arrivent par bateau entiers à Tallinn pour passer la nuit et rapportent des caisses entières de ces Ciders, vendus moins chers en Estonie. Attention cependant, malgré le goût sucré de limonade, le degré d'alcool est généralement compris entre 4,5% et 6%, et c'est généralement vendu en canette de 50 cL ou en bouteille d'un litre et demi à 2 litres...
Se loger
Apprendre
Travailler
Sécurité
Respecter
Communiquer
Certains estoniens, semblent navrés par l'obéissance de leur peuple quant aux désidérats de l'Union Européenne, ils regrettent leurs petits "bouges" à la "bonne franquette" qui ont dû transformer leurs cuisines en laboratoire, alors que d'autres pays de l'Union n'ont pas forcément été aussi obéissants.
L'Estonie est en plein "boum" économique et bien que le pays soit en voie de normalisation, les stigmates de l'effet "nouveau riche" s'avèrent parfois agaçant.
Si le passage à l'indépendance s'est fait en douceur, une chaîne humaine se tenant la main de Tallinn à Vilnius en passant par Riga, il n'en reste pas moins que certaines personnes nées dans les années 40 et n'ayant connu que l'occupation soviétique, se sont trouvées complètement désarmées au début des années 90. En effet, celles-ci se trouvant alors en fin de carrière, mais n'ayant pas encore atteint à l'âge de la retraite, elles ont perdu leurs repères dans le grand "boum" économique et sont tombées ou tombent encore dans la dépression et par conséquent comme le veut la coutume dans l'alcool et de fait, meurent de cirrhoses.
Toutes les familles estoniennes ont connu la déportation en Sibérie, qu'elles soient kolkhoziennes ou "goulaguiennes", je ne saurais dire s'il s'agit d'un sujet tabou.
Toutes les familles estoniennes ont également connu faim.
L'ennemi juré n'est pas le Russe comme on pourrait le croire, mais le Finlandais, qui de tout temps aurait et prendrait l'Estonien pour un attardé.
Une chose à mes yeux semble importante pour comprendre les Estoniens, leur acharnement à vouloir parler une langue que 1 100 000 personnes parlent dans le Monde dont 900 000 en Estonie. Au milieu du 19è siècle, 90% des estoniens savaient lire, quel pays à l'heure actuelle peut revendiquer un tel exploit? Quel peuple peut se targuer d'avoir pu conserver et divulguer sa langue après 2000 ans d'occupation diverses et variées? (l'Estonie a compté de nombreuses langues et compte encore deux langues estoniennes dont une officielle et l'autre étudiée à l'école)
En Estonie, vous n'aurez aucun mal à trouver un cybercafé. Tallinn en regorge, mais l'informatisation a gagné jusqu'au plus petits villages ! Exemple: à Musvee (au bord du lac Peipsi, qui se résume à quelques chemins de terre bordés de Ladas) une habitante a ouvert son petit cybercafé: 2 ordinateurs, grâce auxquels vous pourrez surfer pour environ 15 couronnes (1€) de l'heure.
À Tallinn, de nombreux parcs sont par ailleurs signalés par le logo "WiFi area", et il n'est pas rare des voir des Estoniens équipés de leur laptop prendre le soleil tout en surfant.
À faire
Se faire inviter dans un sauna chez des particuliers en pleine réserve naturelle. Certains campings aux abords du lac Peipsi sont aussi doté d'un sauna, qui appartient généralement au propriétaire, mais qui est destiné à la location. N'hésitez pas à vous renseigner auprès de lui et à en profiter.
En hiver
Ne pas lésiner sur les vêtements chauds, vous ne serez pas ridicule en portant vos vêtements de ski (excepter pour les après-ski), le bonnet ou couvre chef en fourrure et gants sont indispensables, "damart" ou collants vivement conseillés. Par contre, les appartements et autres intérieurs sont surchauffés, il est préférable de prévoir le "coup" si vous sortez.
En été
Attention aux idées reçues! L'été estonien peut être très chaud et très ensoleillé. Prévoyez cependant de quoi vous protéger de la pluie, le temps est extrêmement changeant. Une averse torrentielle peut succéder à une après-midi idyllique en moins d'une heure. Début juillet, le soleil ne se couche pour ainsi dire pas. De minuit à quatre heure du matin, on a simplement l'impression d'être au crépuscule, "entre chien et loup", puis, le soleil se relève. Attention également aux moustiques. Aux abords des nombreux lacs, très prisés pour la baignades, ils pullulent. Si vous choisissez de camper dans les nombreux camps (sauvages et très agréables), prévoyez absoluments pour vos soirées : manches longues, pantalons (attention aux tailles basses qui dévoilent le bas du dos mesdemoiselles), chaussettes (sous peine de ne plus pouvoir enfiler vos chaussures de marche). Ou vous courez le risque de vous voir rapidement couvert des piqûres.
Lire
L'Estonie de Suzanne Champonnois et François de Labriolle aux éditions Karthala
2000 ans d'histoire estonienne, politique, économique, sociolgique, globalement intéressant mais passablement baclé sur le XXè siècle.
Le compromis de Segueï Dovlatov aux éditions du Rocher
12 fragments de vie d'un journaliste russe basé à Tallinn dans les années 70, de quoi rire et sourire des diverses aberrations soviètiques de l'époque.
La beauté de l'histoire de Viivi Luik aux éditions Christian Bourgois éditeur
Une jeune estonienne part pour une journée à Riga, l'écriture de ce livre révèle à mes yeux le système linguistique de l'Omerta soviètique et les origines de la langue estonienne. Ce livre est à la fois parfaitement illisible et passionnant.
Marie de Sibérie de Heino Kiik aux éditions Temps Actuels
Ce livre laisse perplexe quant aux effets de la déportation dans les kolkhozes de Sibérie et donne envie de poursuivre le sujet. Son écriture fluide le rend accessible à tous.

