Mayotte Travel Guide
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Mayotte est une île dans l'océan indien.
Sommaire |
Régions
Villes
Mamoudzou, petite, mais seule vraie ville. Centre administratif. Centre commercial de Kawéni et Nel à la périphérie. Marché très actif tous les jours en bord de mer. Un cinéma, moderne mais dont la programmation reste à améliorer. Une médiathèque bien fournie. Départ de la barge vers Petite Terre. Tout peut se faire à pied, ou bien en taxi (collectif-un euro la course) Un hôpital moderne et en cours d'extension.
Autres destinations
A proximité de Mayotte : Îles de l'océan Indien
Comprendre
Arriver
Jusqu'à très récemment, on ne pouvait compter que sur la compagnie Air-France pour se rendre de France sur Mayotte (via Saint Denis de la Réunion). Dorénavant, seule la compagnie réunionnaise Air Austral propose un vol quotidien de Paris (Roissy Charles de Gaulle) à Mayotte pour pas vraiment moins cher avec escale à L'Île de la Réunion.Venir à Mayotte coûte encore très cher.
L'aéroport de Dzaoudzi-Pamandzi se trouvant sur Petite-Terre, il vous faudra barger (prendre un bac) pour vous rendre à Grande-Terre - le transport ne se paie que de Grande Terre à Petite Terre. L'aéroport vient d'être aménagé et il peut maintenant accueillir les gros porteurs: les Boeings 777 de la compagnie réunionnaise Air Austral.
Circuler
Rien ne vaut les légendaires taxis-brousse pour se déplacer à bas prix sur l'île. Etant donné le climat tropical chaud et humide, il est souvent très pénible de se déplacer à pied ou en vélo, surtout lorsqu'il pleut à verse. Nombreux sont ceux qui utilisent les scooters les jours de beau temps ou bien leur voiture personnelle pour les métropolitains en poste sur Mayotte (compter environ 15 €uros pour barger entre Petite et Grande-Terre avec une voiture ; c'est nettement moins cher avec un scooter ou une moto et très bon marché avec un vélo ou à pied). Pour les tarifs et les horaires de la barge, voir le site http://www.mayotte-stm.com/.
Lors de fortes averses, prévoir un bon ciré et des bottes (ou pieds nus) pour se déplacer à pied : le sol devient très vite boueux.
Avec une croissance sociale et économique forte, le parc automobile a littéralement explosé et le système routier n'a pas pu suivre car tout était à faire. S'en suit quelques embouteillages, essentiellement à Mamoudzou. Il est important d'être très vigilant : piétons, animaux, éboulements, branches, voitures mal éclairées ou ne respectant pas le code peuvent couper brusquement votre route
Partir
De Mayotte il est facile et pas trop coûteux de se rendre en Afrique: Mozambique, Tanzanie, Kenya et Afrique du sud ou Madagascar. Mais c'est essentiellement en avion que vous pourrez quitter l'île car plus aucun bateau ne propose de liaison avec Madagascar. Un bateau vient récemment d'être remis en service vers les Comores, mais avec des tarifs peu concurrentiels. Attention aux dates correspondant aux périodes scolaires : les vols sont pleins des mois à l'avance.
Parler
La majorité des mahorais ne parle pas le français. Adressez-vous de préférence à des jeunes d'âge scolaire pour échanger. Le shimaoré est la langue parlée par plus de deux tiers de la population (mahorais et migrants des Comores), les autres parlant le shibushi. Le shimaoré (littéralement le parler mahorais) est une variante du swahili avec des emprunts à l'arabe, au français et au malgache. Le shibushi est une variante de la langue malgache.
Acheter
Pas ou peu de souvenirs à rapporter mises à part les photos (demander toujours l'autorisation). L'artisanat est, ici, peu développé. Par contre, vous verrez sur votre route des alambics artisanaux. Vous pourrez alors acheter au producteur de l'extrait d'ylang-ylang (très parfumé, relaxant)
La vanille est excellente et peu chère (120 € le kilo en 2006) si vous vous adressez à un producteur local : renseignez-vous auprès des habitants des villages, évitez de l'acheter en supermarché.
Manger
Parmi les principaux plats on relèvera le mataba réalisé à base de feuilles de manioc, lait de coco et parfois poisson : un met commun aux autres îles de l'archipel comorien, comme le batabata (bananes vertes, manioc ou fruit à pain bouillis). Le riz fait aussi partie de l'alimentation quotidienne. La cuisine est un mélange d'influences diverses : Madagascar (romazava), les Seychelles (poulet ou poisson coco), la Réunion (carris et rougails), l'Inde (achards, samoussas).
Les Mahorais apprécient particulièrement les mabawas (ailes de poulet) grillés au feu de bois lors de voulés (pique-nique). Les voulés sont de grands moments de convivialité. Ils ont lieu principalement sur les plages.
Si vous entrez en contact avec la population (mets introuvables en restauration), vous aurez peut-être la chance de goûter aux fulgorides ("sacondri" en shimaore, "tsutsunbi" en kibushi), insectes délicieux ressemblant à des grosses crevettes, au goût très fin, ou au tenrec (mammifère ressemblant à un hérisson, apprécié essentiellement par les hommes).
La langouste est également délicieuse, mais peu pêchée, par tradition animiste, étant considérée comme la nourriture des djinns (les esprits). Par contre, le poulpe est très apprécié et se cuisine de multiples façons (grillé, au coco, à la tomate...).
Les gâteaux tiennent une place importante lors de toutes les fêtes religieuses : ils sont apportés à la mosquée et redistribués. On en offre aussi à la famille, aux amis et aux voisins. La tradition d'hospitalité est toujours présente : on partage son repas avec les personnes en visite. Il est très impoli de refuser.
Les Occidentaux ont souvent une vision réduite de la culture culinaire à Mayotte. Il faut entrer dans les familles pour en apprécier la richesse. Pour en savoir plus, consultez le site des élèves du collège de M'tsangamouji : http://www.mayotte-cuisine.org
Boire un verre / Sortir
Nombreux sont les restaurants qui s'ouvrent et tout aussi nombreux ceux qui ferment. Une liste des divers lieux de restauration est disponible auprès de l'Office du Tourisme, une garantie d'existence de l'établissement. Au delà de la classique restauration, les tables d'hôtes en expansion restent un moyen d'entrer de plein pied dans la vie mahoraise et d'en apprendre un peu plus sur la collectivité et ses divers aspects.
Pour 2 à 3 €, il est possible de manger chez les "mamans brochetti", présentes dans tous les villages : brochettes de boeuf ou poisson frit, accompagnés, selon la saison, de bananes vertes, manioc et fruit à pain frits et servis avec l'indispensable putu (pâte de piment, oignons et citrons).
Se loger
Gros problème s'il en est un et il dure et perdure. La solution idéale pour qui veut séjourner longuement reste la SIM (Société Immobilière de Mayotte).Soyez quand même vigilants pour exiger le respect des lois et de vos droits.
Réaction d'un autre utilisateur : les logements SIM sont loin d'être la solution idéale pour qui veut tenter de connaître Mayotte. Situés à la périphérie des villages, il s'agit de véritables ghettos où les fonctionnaires métropolitains vivent entre eux : ici, on les appelle des "m"zoungou land" ("m'zoungou" signifie "blanc" en shimaore). Si vous n'avez pas peur du "bruit" (les Mahorais vivent dehors et les portes et fenêtres sont toujours ouvertes, il s'agit du bruit de la vie), il est bien préférable de louer une maison dans les villages. L'accueil est chaleureux, ici c'est un devoir de prendre soin de ses voisins.
Quelques agences immobilières ont vu le jour depuis 2000.
Il est relativement difficile de trouver logement spécialement en période de rentrée où les nouveaux arrivants, de plus en plus nombreux, prennent d'assaut la moindre petite case faute de place. Il est préférable de se renseigner à l'avance et de prendre ses précautions. Le net est un excellent moyen de "réserver sa case".
Il est aussi possible de louer directement auprès de mahorais. Mais là, c'est le bouche à oreille quand on est sur place.
Apprendre
Afin de faciliter son intégration auprès de la population mahoraise il est bon de connaître quelques mots de shimaoré: jéjé=bonjour (pour les jeunes) en réponse on dit ndjema=ca va! kwezi=bonjour (pour les personnes agées) en réponse on dit mbona=ca va! wafétré=comment ca va? en réponse on dit Tsafété=je vais bien! Mtsana mwema=bonne journée oukou mwema=bonne soirée kwahéri=au revoir oui=ewa non=Anhan merci=maharahaba chahoula= Repas (banane ou manioc = base de l'alimentation) mabawa=aile de poulet trovi=banane bouéni=madame bacoco=homme âgé, grand-père voulé=pique-nique (grillade)
Pour en savoir plus, consultez le site d'apprentissage du shimaore : http://ylangue.free.fr
Sécurité
Le vol est un souci à Mayotte. Il faut donc être très vigilant, tant à la maison que pour la voiture et son contenu ou pour le sac sur la plage par exemple.
Les vols par effractions à domicile la nuit semblent fréquents malgré les barreaux aux fenêtres (utilisation de crics de voiture pour écarter les barreaux). Votre voiture peut également être désossée(vols de phares, essuie-glace, roues...). En ce qui concerne les véhicules, il n'y a d'ailleurs pas d'assurance possible contre le vol sur l'île. La sécurité sera donc un critère à prendre en compte pour le choix de votre domicile
Qui n'a pas été victime de larcins, vols ou cambriolage n'a pas connu Mayotte.
Les agressions physiques sont encore relativement rares, mais sont en progression. Elles sont parfois liées à l'alcool dont le tabou fait de moins en moins d'effet.
Santé
La gratuité des soins a évolué. Depuis 2005, l'inscription à la sécurité sociale est devenue obligatoire. Les Mahorais se font recenser et les clandestins risquent être de moins en moins soignés. Le paludisme est bien présent et pour s'en prémunir, rien ne vaut de bons répulsifs ainsi que des moustiquaires larges au dessus des lits et aux fenêtres (on en trouve en vente sur le marché de Mamoudzou).
L'eau est réputée potable sur Petite-Terre. Néanmoins, la consommation d'eau en bouteille reste conseillée pour un court séjour sinon un filtre familial fait très bien l'affaire et ne contribue pas à la profilération des déchets plastiques. Il est bon de savoir que l'eau distribuée "au robinet" contient un taux de chlore 7 fois supérieur aux normes européennes. On suppose qu'elle peut entrainer une augmentation des cancers du pancréas dans les années qui viennent. L'éradication du paludisme reste un des soucis majeurs. La DASS considère que la pulvérisation de produits insecticides comme le DDT, interdit en France mais encore récemment utilisé, est un confort et non un moyen de lutte. Les palus mortels tels le neuraux palud est en augmentation d'une année sur l'autre. Mais ces chiffres ne sont pas pris en compte car trop peu de gens sont réellement hospitalisés,donc comptabilisés.
Respecter
Religion et politique
Mayotte est musulmane. De nombreuses habitudes de vie et les pratiques culinaires découlent logiquement de cette religion. Les sujets qu'il vaut mieux éviter dans les discussions sont : la religion, la politique française avec les Comores. En bref, comme quasiment partout dans le monde il est très souvent mal vu de parler de religion et de politique, surtout pour un métropolitain bourré d'apriori culturels, mais si vous n'avez pas ces a priori, la plupart des Mahorais accepteront volontiers de discuter de ces questions avec vous.
L'islam est un islam sunnite qui reste modéré même si l'on assiste à la naissance depuis une dizaine d'années de groupuscules plus radicaux. Ceux-ci ont été importés par l'établissement de relations avec le Pakistan à la fin des années 80. En revanche il est tout a fait possible d'assister à des cérémonies religieuses liées aux coutumes locales auxquelles les Mahorais vous convient volontiers. La tradition animiste (liée principalement à l'origine malgache d'une partie de la population) cohabite sans problème avec la religion musulmane.
Environnement
La nature sur Mayotte est encore assez bien conservée car le tourisme y est peu développé. A l'instar de nombreux pays en voie de développement, Mayotte ressemble, en zone urbaine principalement, à une immense décharge publique. Cette remarque est surtout vraie pour certains quartiers de Mamoudzou, ce n'est pas le cas de la plupart des villages, où les femmes nettoient la rue quotidiennement.
Cependant on assiste à une tentative de sensibilisation de la part des pouvoirs publics. Un effort certain a également était fait dernièrement par certaines municipalités . Mais beaucoup reste encore à faire. A partir de 2006, les magasins ne distribueront plus de sacs plastiques mais la publicité papier se met en place pour les boîtes aux lettres et l'usage ses canettes se développe. La destruction de la forêt primaire est là encore grave. On assiste à l'apparition de nombreuses taches dans le paysage : des padzas, zones de désertification dues aux nombreuses cultures (souvent sauvages) sur brûlis. La direction de l'agriculture et de la forêt forte de quelque 400 agents sur le terrain reste impuissante. Nombre d'associations, d'écoles et dernièrement de municipalités, ont entamé des campagnes de sensibilisation à la protection de l'environnement. Parmi les autres problèmes graves, la pollution des rivières est très importante. Lessives, bains, voire tout à l'égout, telle est la destination des cours d'eau mahorais. Quasiment aucun lavoir n'a été installé pour pallier un problème aussi grave que le manque d'eau grandissant. Les seuls lavoirs qui ont été mis en place ne tiennent absolument pas compte des coutumes locales. En effet, les femmes ont pour habitude de faire leur lessive assises or, on a mis à leur disposition des lavoirs où la stature debout est impérative ! Un autre problème grave sont les détritus et souillures en tout genre (allant jusqu'aux vidanges de véhicules) qui finissent dans le lagon. Les pouvoirs publics se sont fixé comme objectif la protection des nombreuses mangroves que compte le littoral. Peut-être question de mode ! Là aussi chacun y va de son couplet. Certes la mangrove est essentielle au filtrage des eaux côtières et abrite un faune spécifique. Toutefois on assiste à une emprise croissante de la mangrove sur le lagon contribuant à son envasement. Le conservatoire du littoral ayant acquis terrains à des fins de protection n'a cependant aucune action sur le terrain ceux-ci laissant la part belle aux cultivateurs clandestins qui trouvent là des terrains favorables aux défrichement, plantations sauvages et même villages. Bref, les bonnes intentions sont là mais les faits rarement. Les travaux engagés n'étant que trop rarement suivis dans le temps.
Rester en contact
Liens externes
- http://www.mayotte-tourisme.com : Comité départemental du tourisme de Mayotte CdtM

